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Paul et Rimbaud, café poétique de la rue Sedaine à Paris

4 Mar

Café poétique, Paul et Rimbaud 40 rue Sedaine à Paris ouvert fin 2017.

Par hasard ce dimanche après midi, accompagnée d’une amie, j’ai poussé la porte bleue. C’est toujours étonnant de franchir le seuil d’un  lieu inconnu. On rentre de plain pied dans la vie. D’abord, la poussée, poids du corps en avant pour réaliser son désir d’entrer. Puis, dedans, avant de refermer la porte derrière soi,  tous les sens s’ouvrent à la volée simultanément pour capter le moindre signe négatif qui obligerait à reculer.  Bonnes odeurs, chaleur bienveillante, tout ce qui parvient de prime abord aux sens apaise. Impression immédiate d’être chez soi. Un canapé en tissu  au centre amène l’envie de s’installer.  Le mur bibliothèque où les livres s’alignent joliment comme dans les belles maisons de campagne convie  à la pause de longue durée. Le café se situe à dix pas du Café de l’Industrie, à 400 pas de la Bastille. Il  a été ouvert en décembre 2017 par un duo de femmes inspirées.  Une mère et sa fille. Un air familial qui se capte dès l’entrée, à la vision au comptoir  des deux visages épanouis. Un lieu poétique, bercé par des volutes de jazz, où attirer tous les rêveurs et poètes en goguette. Paul et Rimbaud en sont les parrains. Certains soirs, des lectures sont dites. Lire la suite

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Auberge Flora – un café équitable Lobodis

21 Jan
1,10 € au comptoir 2 € en salle

Café équitable  Carazao Lobodis 1,10 € au comptoir 2 € en salle // photo @marisesargis

Cet hôtel restaurant a ouvert ses portes en juin 2012 à deux pas de la place de la Bastille, au coin de la rue du Chemin vert et du boulevard Richard Lenoir. 

Une auberge en plein Paris, remplie de dames qui s’affairent, au service et aux fourneaux,  garantit  une ambiance cosy. L’équipe féminine, un seul homme, parait très soudée sous la férule de la charmante patronne Flora Mikula qui porte le tablier de  chef de brigade. « Formé chez Lorain, puis Passard, ayant voyagé à Londres et à New-York, créé sa première maison – les Olivades – dans le 7e, devenu la petite reine méconnu des Champs-Elysées dans l’ancien Géorgiques de Katsumaru Ishimaru, elle cherchait sa place et son registre »,  précise le chroniqueur gastronomique du Point Gilles Pudlowski sur son blog Les pieds dans le plat. Lire la suite

Soya Cantine bio – un café bio attrape bobos

3 Jan

Moka d'Ethiopie bio au très bon goût, comme tous les produits servis dans cette adresse de fidèles.

Entre les stations République et Goncourt, se situe la rue de la Pierre levée. Au numéro 20, le restaurant Soya Cantine Bio a planté  un décor résolument  loft ultra cosy. Tout est bio, végétarien, simple  et exquisément goûteux. La patronne a dû lire L’art de la simplicité de Dominique Loreau. Lire la suite

Au restaurant Chateaubriand – un café prédigéré l’Arbre à café

30 Mar


Si vous voyez quelque part un café signé L’arbre à café, allez y en confiance. Le créateur de cette marque récente, Hippolyte Courty est un torréfacteur globe trotter qui ne vend que des crus extraordinaires. Il rencontre les producteurs, et voyage, c’est rare dans la profession. Ses grains sont vendus en exclusivité : une variété, une plantation.

Cette dégustation impromptue s’est faite chez son ami le chef basque, Inaki Aizpitarte, au restaurant Chateaubriand, 129 avenue Parmentier 750011 Paris. Comme il était un peu en retard, j’ai pu profiter de l’ambiance de ce lieu encore fermé à la clientèle, à cette heure de sieste. Le restaurant n’ouvre que le soir ;   les uns et les autres œuvraient sans ce soucier de moi, et je me sentais petite souris dans les coulisses d’un théâtre à quelques heures du lever de rideau.

L’un est arrivé pour s’affaler directement sur une banquette et rattraper quelques heures de sommeil en retard, sans se soucier de la musique rythmée qui s’élevait malgré tout ; un autre prenait les appels laissés sur le répondeur – tout était déjà réservé au premier service de 19 h30, mais libre au second de 21 h 45 – ; le chef passait une tête, de temps en temps, affairé à deux pas, au dauphin, sa seconde adresse, ouverte le midi ; puis, un fournisseur d’épices a passé une tête les yeux encore embrumés par l’Afrique, quittée il y a peu de temps, a t il expliqué ; puis, une  personne a ouvert à la manivelle le lourd rideau de fer, et alors quelques clients ont osé franchir le seuil pour réserver un soir, en prenant patience.

Hippolyte est arrivé en s’excusant de son retard, avec son gros carton de café sous le bras et ses trois cafés arabicas prédigérés,  des cafés uniques, les plus chers du monde et aux saveurs incomparables. Les cerises de ces cafés là ont été digérées par des animaux sauvages (civettes ou oiseaux selon l’endroit) puis, une fois rejetées par l’animal, ont été récupérées, lavées, séchées torréfiées par l’homme. Une phase de fermentation amorcée sur ces cerises  confèrent des arômes et des saveurs très recherchées des amateurs de cafés, quand l’animal est resté sauvage et a su se nourrir de cerises bien mûres. Dans les élevages indonésiens aujourd’hui les civettes Kopi Luwak sont mises en cage, mais les cerises de café avec lesquelles l’homme les nourrit, sont hétérogènes et gâchent ensuite les liqueurs que l’on peut obtenir avec – une seule plantation en Indonésie travaille encore avec le Kopi Luwak sauvage.

Dès le premier café, j’ai failli tomber à la renverse tant la délicatesse, l’équilibre entre les quatre  saveurs acide,  sucrée, salée, amère,  l’amplitude et la longueur en bouche m’ont paru insolites. La sensation se fait attendre, puis monte, se développe  et porte loin. 12 € la tasse ? Oui ! trois fois oui, mais où ça ?

Un restaurant qui vend ce type de café prédigéré par un animal sauvage à ce prix là doit se munir d’un moulin à café spécial, soigner sa machine, expliquer au client… bref être vraiment motivé par le produit. Cela démarre doucement à Paris. Pour Hippolyte,  ce sont des cafés de méditation, à boire le soir, et qui calment…  c’est vrai.

Le café Joyau d’Unna de L’arbre à Café (Inde un café prédigéré de civettes – production mondiale de 14 kilos en biodynamie)
à goûter au Chateaubriand
dans le menu accord mets et vins
129 avenue Parmentier
75011 Paris

Autres cafés en vente sur : www.l’arbreacafé.com
Jacu Bird (du Brésil un café prédigéré par des volatiles sauvages, les Jacus, plantation en biodynamie) et le Lacu Ten (du Timor-Oriental un café prédigéré par des civettes, plantation certifiée bio),etc.

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